lundi 8 août 2011

Rhyme et Sachs sur la piste de "l'Horloger"...

J'ai refermé il y a quelques minutes "Clair de Lune", de Jeffery Deaver (grand format aux éditions des Deux-Terres, disponible en poche), la 7ème enquête mettant en scène le criminologue tétraplégique Lincoln Rhyme et son bras droit, la fliquette Amelia Sachs.
 


Difficile, même si j'adore cette série, de na pas voir Denzel Washington et Angelina Jolie (qui ont incarné les deux personnages au cinéma dans "The Bone Collector") lorsque je lis ces thrillers... Mais ce n'est pas le sujet, alors passons...

Une nouvelle fois, Rhyme, Sachs et leur équipe sont aux prises avec un machiavélique tueur en sérié. Son modus operandi diffère à chacun de ses crimes, mais il laisse sur place une pendule et un poème qu'il signe "l'horloger". Petite particularité, le lecteur connaît dès le début l'identité du tueur, mais je n'en dis pas plus...

Car, cette fois, plus que la personnalité du tueur, ce sont ses mobiles qui restent très obscurs. Et qui n'ont pas fini de surprendre et le lecteur et les enquêteurs...

Parallèlement, Sachs se retrouve pour la première fois à la tête d'une enquête. Elle est persuadé que le suicide d'un homme d'affaires est en fait un meurtre. Elle mène donc de front cette enquête, si importante pour la suite de sa carrière, et ses habituelles observations microscopiques de scènes de crime pour remonter la piste de l'horloger. Mais cette seconde enquête va troubler, déstabiliser la jeune femme, car ce qu'elle voit se profiler derrière ce meurtre risque de remettre en cause sa vie, ses idéaux...

Et pendant ce temps-là, l'horloger se joue d'eux, laissant très peu, trop peu d'indices derrière lui... Mais Rhyme et son équipe son des experts (oui, je sais, c'est facile...) dans le domaine de la perspicacité.

Pourtant, ils vont devoir affronter une arme redoutable que semble parfaitement maîtriser l'horloger : le temps...

Difficile de résumer l'histoire de ce "clair de lune", tant les rebondissements et les fausses pistes sont nombreux au cours de ces 530 pages. On est franchement scotché par certains d'entre eux, car Deaver prend un malin plaisir à démonter les mécanismes qu'il a lui-même assemblés, tel un magicien expliquant son tour, mais piégeant tout de même son auditoire à la fin.

Toutefois, ce thriller atypique a les défauts de ses qualités : à force de nous faire tourner en bourrique, Deaver nous perd un peu. Au premier rebondissement de taille, je me suis dit "waouh, trop fort !". Au second, j'ai commencé à trouver que bon... Ensuite, j'ai eu carrément du mal à me remettre dans l'histoire, préférant me laisser conduire jusqu'au terme de cette enquête tarabiscotée.

Mais, une nouvelle fois, la sagacité, la connaissance de ses adversaires et la méthode de Rhyme fonctionnent ; Sachs est plus vulnérable que jamais, mais elle reste le parfait complément du criminologue. Et puis Deaver introduit un nouveau personnage, Kathryn Dance, autour de laquelle il a bâti une nouvelle série. Avant "Lie to me", il a eu l'idée d'utiliser un flic spécialiste de la kinésique, autrement dit capable d'interpréter regards, gestes, attitudes, tics, chez un témoin ou un suspect. Et ça colle bien, car, elle utilise des techniques que le trop cartésien Rhyme ne peut même envisager utiliser de prime abord. J'ai la première enquête de K. Dance dans une des (nombreuses) piles de livres qui se trouvent dans mon appartement et je suis curieux de la découvrir.

Il n'en reste pas moins que j'ai trouvé cette enquête trop complexe malgré le bon moment de lecture qu'elle m'a procuré. Mais Rhyme et Sachs reste un tandem qui tourne, une valeur sûre du thriller. Ce n'est que partie remise, Mr Deaver !

Aucun commentaire:

Publier un commentaire